Mythes

Mythe numéro 1 : construire le complexe au parc Rabastalière équivaut à détruire le parc.

Nous aimons le parc Rabastalière et c’est pourquoi nous croyons qu’il doit servir au plus grand nombre possible de citoyens : non seulement les aînés et les familles, mais l’ensemble de la population fréquentant des lieux de nature et de détente. Tout le monde gagnera à pouvoir accéder rapidement et facilement à des infrastructures sportives près des services.

Mythe numéro 2 : transformer le parc va créer un îlot de chaleur en détruisant un îlot de fraîcheur.

L’espace visé pour la construction du complexe sportif est un terrain de gazon et de sable dédié à la pratique du baseball. Il est faux de dire que le réaménagement du parc Rabastalière va générer un îlot de chaleur. Le complexe sportif aura un toit vert et les matériaux utilisés peuvent avoir une meilleure performance environnementale que le gazon et le sable.  Les bons îlots de fraîcheur dont font mention les spécialistes en santé publique sont plutôt des parcs urbains boisés offrant des zones d’ombre. Des aménagements seront faits aux abords du complexe pour en faire un îlot de fraîcheur plus performant : plantation d’arbres et d’arbustes, aménagement de massifs horticoles.

Mythe numéro 3 : construire la piscine au centre-ville amènera trop de voitures, augmentera le trafic routier. Nous ne pourrons plus circuler, ce qui réduira le sentiment de sécurité des piétons et des cyclistes.

Une étude de circulation a été réalisée par une firme réputée d’ingénieurs. La conclusion de cette étude est que le complexe sportif au centre-ville ne créera pas de problème de circulation, car les infrastructures actuelles sont suffisantes pour répondre à la demande.

Cette situation se présentera uniquement lorsque se tiendront des compétitions ou des événements sportifs de plus grande envergure. C’est déjà le cas lorsque se tiennent des tournois à l’aréna ou à l’école secondaire du Mont-Bruno (piscine actuelle). Il s’agit de situations occasionnelles. Par ailleurs, sachant que les tournois se tiennent généralement les fins de semaine, nous pourrons alors négocier des ententes avec la direction des bâtiments publics (écoles ou autres) pour utiliser leurs stationnements et réduire les impacts dans les rues aux alentours.

Mythe numéro 4 : l’aménagement de stationnements près du parc créera de nouveaux îlots de chaleur et des espaces minéralisés.

L’aménagement de nouveaux espaces de stationnement sera réduit au strict minimum, car des arrangements seront pris avec l’école de la Rabastalière pour l’utilisation de leurs stationnements les fins de semaine, la semaine en soirée et en période estivale. Les cases de stationnement prévues autour du complexe, et qui nécessitent l’ajout d’environ 70 cases seulement, suffiront à répondre à la demande en semaine, comme le démontre une étude de la municipalité.

Mythe numéro 5 : nous avons déjà accès à une piscine. Pourquoi utiliser des fonds publics pour en construire une seconde ?

La piscine actuelle n’appartient pas à la municipalité, mais à la Commission scolaire des Patriotes. Celle-ci se garde un premier droit de regard sur l’utilisation de la piscine le jour – ce qui est bien normal. La municipalité doit offrir les cours de natation aux familles, bambins, aînés, les entraînements dirigés, les bains libres, les cours d’aqua forme, d’aqua bébé, etc. en dehors des heures sollicitées par la Commission scolaire. Ce qui ne nous laisse pas suffisamment d’heures pour combler les besoins des résidants. Qui plus est, la piscine arrive à la fin de sa vie utile et fermera dans un horizon de cinq ans maximum. La piscine de la rue Seigneuriale est une infrastructure privée, trop petite pour répondre aux besoins d’une population de 28 000 personnes.

Mythe numéro 6 : le conseil municipal a déjà décidé de construire le complexe au parc Marie-Victorin. Nous ne pouvons plus rien faire pour l’influencer.

La décision de construire au parc Marie-Victorin est récente et inattendue de la part du conseil municipal. La majorité des conseillers et conseillères, qui se déclarent indépendants, s’en sert comme d’un moyen pour saper le travail entrepris par le Parti Montarvillois au pouvoir depuis 2013. La décision contrevient aux résultats des études commandées par la Ville depuis deux ans. Aucune étude d’urbanistes et d’ingénieurs ne valide le choix du parc Marie-Victorin; de nouvelles études devront d’ailleurs être réalisées, aux frais des contribuables, pour valider ce choix. Des retards importants pourraient en résulter. Une consultation publique ne mettra aucunement en péril l’obtention de la subvention gouvernementale.

Mythe numéro 7 : nous n’avons pas les moyens de nous payer une telle infrastructure.

L’arrivée de nouvelles industries dans l’écoparc industriel près de l’autoroute 30 et les sommes prévues dans le pacte fiscal avec le gouvernement québécois constituent de nouvelles entrées d’argent pour la municipalité. Il existe également de généreux programmes gouvernementaux pour aider les villes à se doter de centres sportifs et le Conseil de Ville a récemment adopté un règlement pour confirmer sa candidature au programme provincial.  La Ville de Saint-Bruno a les reins suffisamment solides et peut compter sur le leadership d’une administration municipale de haut calibre pour permettre à ses citoyens de se doter d’un complexe sportif à la mesure de ses attentes : une offre de services et des installations diverses tout en respectant notre capacité de payer.

Mythe numéro 8 : je suis seul(e) à penser que la construction d’un complexe au centre-ville est une bonne idée, à preuve : 1800 Montarvillois ont signé la pétition contre la destruction du parc Rabastalière et de ses terrains de balle-molle et de baseball.

Les Montarvillois sont attachés au parc Rabastalière. Plusieurs se souviennent d’y avoir joué lorsqu’ils étaient enfants. Cet espace est précieux : bonifions-le. Il a d’ailleurs évolué au fil du temps : saviez-vous qu’il a déjà hébergé une piscine publique extérieure ? Les terrains actuels de baseball et de balle-molle n’ont rien de patrimonial. Certaines personnes y sont très attachées, mais nous sommes persuadés que les nouveaux terrains prévus en périphérie combleront leurs attentes. De très nombreux citoyens sont venus vers nous pour nous exprimer le souhait de voir le complexe construit au parc Rabastalière. Quant à la pétition de 1800 noms, elle a été tenue dans des conditions discutables. Le libellé de la question était sciemment conçu pour apeurer la population. Pour un sujet aussi sensible, c’est d’une vraie consultation publique, faite dans les formes, dont Saint-Bruno a besoin.

Mythe numéro 9 : Le complexe sportif occupera tout l’espace du parc incluant le terrain de football, ce qui équivaut à détruire un parc pour le remplacer par une grosse bâtisse de béton.

Le terrain de football reste où il est. Les plans actuels, très préliminaires, prévoient un complexe situé immédiatement au sud du terrain de football; des locaux supplémentaires sont d’ailleurs envisagés pour satisfaire aux besoins des utilisateurs de ce terrain. Il serait même possible d’opter pour un bâtiment en bois, selon les tendances les plus modernes de la construction durable. Un vrai parc, avec des îlots de verdure, sera aménagé ensuite.

Mythe numéro 10 : débattre encore sur le lieu pour la construction du complexe mettra en péril sa réalisation et l’obtention de la subvention gouvernementale.

Le parc Rabastalière est immédiatement constructible et répond parfaitement aux critères du gouvernement dans l’octroi de subvention, entre autre pour l’accessibilité pour le plus grand nombre (1). Parfait ! Les études pour construire le complexe sur le terrain de baseball sont prêtes (la Ville a déjà déboursé une somme supérieure à 100 000$ en études diverses pour l’implantation du complexe au parc Rabastalière). Rien n’est fait pour le site Marie-Victorin. La Ville devra faire diverses analyses (étude de sol, de circulation, plan et concept d’aménagement, etc) De plus, la construction sur Marie-Victorin nécessite un changement au Schéma d’aménagement de l’agglomération de Longueuil, ce qui prendra au moins 12 mois. Par ailleurs, il est possible de déposer un projet pour un site particulier, puis de transférer le projet sur un autre site sans mettre la demande d’aide financière en péril. Enfin, la disponibilité des études déjà complétées accélérera le traitement de la demande de subvention pour le parc Rabastalière; au contraire, le choix de Marie-Victorin risquerait d’en retarder le traitement.

Note (1) : Programme d’Aide Financière aux Infrastructures Récréatives et Sportives (PAFIRS), section 18.1.

%d blogueurs aiment cette page :